Les types d'eaux naturelles :

 

 







Eaux océaniques.

"La mer touche au plus profond de l'homme. Dans la lumière du soleil, n'est-elle pas le miroir de l'âme humaine ?" [Philippe Plisson].

L’océan mondial (global ocean ou world ocean) évoque le fait que les différentes mers et océans ne sont pas séparés mais forment un tout, au même titre que l’atmosphère forme un tout.
L’océan "ouvert" (open ocean) fait référence à une zone maritime éloignée des côtes et largement ouverte à la circulation générale océanique et, par conséquent, influencée par des conditions climatiques ou hydrologiques générales. Un point situé au large de Terre-Neuve est situé en « océan ouvert ». Ce ne serait pas le cas pour un point situé entre l’île d’Oléron et la Côte vendéenne, ni pour un point situé en Manche, qui est une mer balayée par de forts courants de marée, ni même pour un point situé en pleine Méditerranée, car cette mer est semi-fermée.
L’océan "normal" (standard océan) est un concept utilisé, par commodité, par les physiciens pour désigner un océan homogène en température et en salinité, et, par conséquent, dans lequel seule la pression intervient. L’océan normal (appelé aussi océan de Sverdrup) a une température de 0 C et une salinité de 35,000.

Les zones maritimes :
(on entend par « Zone » les fonds marins et leur sous-sol au-delà des limites de la juridiction nationale)
Territoriale (Mer) : elle s'étend de la "laisse de basse mer" jusqu'à un maximum de 12 milles marin (ou 12 nautiques), soit = 1,852 km x12 = 22,224 km.
Nota : la "laisse de basse mer" est la limite extrême atteinte par la mer sous l'influence de la marée, en l'absence de perturbations météo-océanographiques exceptionnelles. C'est la limite basse de l'estran.
Contiguë : ne peut s'étendre au-delà de 24 milles (44,448 km) des lignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur de la mer territoriale. Tout État souverain peut y appliquer la même législation que celle régissant la mer territoriale.
Economique exclusive : située au-delà de la mer territoriale et adjacente à celle-ci, la démarcation est fixée jusqu'à un maximum de 200 milles (370,4 km). L'État côtier a des droits souverains aux fins d'exploration et d'exploitation, de conservation et de gestion des ressources naturelles, biologiques ou non biologiques, des eaux surjacentes aux fonds marins, des fonds marins et de leur sous-sol, ainsi qu'en ce qui concerne d'autres activités tendant à l'exploration et à l'exploitation de la zone à des fins économiques, telles que la production d'énergie à partir de l'eau, des courants et des vents.
Internationale (Haute mer) : située au-delà des 200 milles marins, elle ne fait l'objet d'aucune législation (zone "noire"). Aucun Etat ne peut légitimement prétendre soumettre une partie quelconque de la haute mer à sa souveraineté.
Nota : de grandes quantités de produits dangeraux y ont été déversés au cours des siècles précédents, et en particulier au XXe.

Lien > Droit de la mer (Convention des nations Unies, en anglais).


Les eaux :
Elles sont très minéralisées et contiennent un très grand nombre de sels en solution (dissous),
dont une forte proportion de sel sodique (surtout du Chlorure de Sodium NaCl - M = 58.5). La salinité totale moyenne est variable selon les mers et océans.

< voir également les pages spéciales sur l'eau des océans et des mers >

A titre indicatif, voici la composition moyenne d'un litre d'eau de mer à 35 g/l de salinité totale ( de masse volumique : 1028 kg/m3) :

Composants
Teneur (g/l)

Autres composants
mg/l
chlorure de sodium
27.2

fluor
1.40
chlorure de magnésium
3.8

silice
1.0
sulfate de magnésium
1.65

azote
1.0
sulfate de calcium
1.26

phosphore
0.060
sulfate de potassium
0.86

baryum
0.055
carbonate de calcium
0.12

fer
0.050
bromure de magnésium
0.076

iode
0.050

>>> un cas spécial :
la.mer.Morte





 

Eaux océaniques (suite2)

L' eau de mer est légèrement alcaline : pH (cologarithme de la concentration en ions hydrogène : pH acide <7 , neutre = 7, alcalin> 7), de 7.95 à 8.13 dans l'Atlantique et 7.95 à 8.25 en Méditerranée.
Interaction avec l'atmosphère :
L'atmosphère (air, lien interne) qui couvre notre planète d'une mince enveloppe, riche en oxygène, gaz qui soutien la vie.
L'océan couvrant plus de 70 pour cent du globe, avec des îles continentales et d'autres plus petites brisant sa surface aqueuse. La où les océans et l'atmosphère établissent un contact physique (à la surface), il y a un échange continu de chaleur, d'eau, de vapeur d'eau ,
de gaz carbonique
( CO2 , et lien interne) et d'autres gaz : azote (N2, lien interne), oxygène (O2, lien interne), méthane ( CH4 , lien interne).
Phénomène naturel à la base du cycle de l'eau, 1000 km3 d'eau des océans s'évaporent chaque jour dans l'atmosphère, soit 11 500 litres chaque seconde.

Par ailleurs, les océans sont un puits de carbone qui participent ainsi à contrebalancer le réchauffement climatique : ils capturent 800 kilos de CO2 de l'atmosphère par seconde mais ce faisant leur acidité augmente. Les océans absorbent ainsi chaque année 25 milliards de kilos de dioxyde de carbone.


Les océans influencent l'atmosphère par ces échanges et, au contraire, sont sous leurs influences.

A signaler que si les océans constituent le principal régulateur de la quantité de CO2 de l'atmosphère : le gaz carbonique , un des gaz "à effet de serre" ou GES (notes explicatives sur ce sujet), contribue à réchauffer la planète (de manière générale, tout gaz qui absorbe des infrarouges est un gaz à effet de serre).

A voir > (Manicore - lien externe sur ce sujet : Allons-nous transformer l'océan en un lac d'acide ? - de J.M. Jancovici )

>>> Extraits de l'Agenda 21 - chapitre 17 (PROTECTION DES OCÉANS ET DE TOUTES LES MERS - Y COMPRIS LES MERS FERMÉES ET SEMI-FERMEES - ET DES CÔTIÈRES ET PROTECTION, UTILISATION RATIONNELLE ET MISE EN VALEUR DE LEURS RESSOURCES BIOLOGIQUES).

NOTES >
L’océan global est le principal puits de carbone de la planète. Depuis l’ère industrielle, on estime qu’il absorbe environ 45 % du gaz carbonique produit par combustion des carburants fossiles. Néanmoins à l’échelle régionale, les échanges sont plus complexes. Avant l’ère industrielle, les régions côtières étaient considérées comme des sources de carbone. On estime que l’océan côtier émettait près de 150 millions de tonnes de carbone par an dans l’atmosphère. Aujourd’hui, ce flux semble s’être inversé. Une étude, publiée dans la revue Nature, rapporte que les littoraux seraient devenus des puits de carbone. Dans le cycle préindustriel, les littoraux étaient considérés globalement comme des déserts biogéochimiques. En effet, la sédimentation rend le milieu pauvre en matière organique. Sans pompe biologique donc, et en l’absence de plongée des eaux froides (downwelling), l’océan côtier devient une source d’émission. Dans l’étude, l’équipe américano-belge prouve que les activités humaines ont modifié cet état. À l’échelle mondiale, les régions côtières absorberaient maintenant 250 millions de tonnes de carbone.



L'activité industrielle en bord de mer rejette du CO2 dans l'atmosphère.
Les échanges gazeux air-mer sont amplifiés et le carbonate océanique en absorbe une grande quantité
(matérialisée sur le schéma par la grande flèche rouge).
Par ailleurs, le rejets des produits agricoles favorisent les efflorescences algales, et accroît la consommation de gaz carbonique par la pompe biologique
(cycle vert).© PMEL

Si les régions côtières sont plus accessibles aux scientifiques, elles représentent pourtant l’une des plus grandes inconnues du cycle du carbone. Ce sont des régions dynamiques, où de nombreux processus affectent les échanges air-mer. L’apport des rivières, les échanges gazeux, la production et respiration biologiques… tous ces flux interagissent et peuvent rapidement changer. Par leur proximité avec les Hommes, ils sont très sensibles aux activités anthropiques. La concentration des bateaux favorise la pollution, la destruction des habitats et augmente, en association avec les rejets agricoles apportés par les rivières, les processus de fertilisation des océans.
La fertilisation des régions côtières devient un problème de plus en plus récurrent. L’apport d’engrais issus de l’agriculture ou de la production industrielle génère des blooms de phytoplancton considérables et parfois toxiques. En Bretagne, la forte concentration de nitrate génère les marées vertes régulièrement depuis les années 1960. En Floride, on observe régulièrement des hécatombes d’animaux marins, intoxiqués par les marées d’algues rouges. Cependant, toxiques ou non, ces blooms algaux stimulent la pompe biologique. Une efflorescence algale est en effet motivée par la photosynthèse, grande consommatrice de CO2.
Par ailleurs, le rejet croissant de CO2 dans l’atmosphère, à proximité des côtes, force d’autant plus son absorption dans l’océan. Les ions carbonates, dissous en masse dans les eaux de surface réagissent avec le CO2 pour produire du bicarbonate et de l’eau. Ainsi, les activités anthropiques, par leur contiguïté avec les régions côtières ont inversé le flux d’échange de carbone entre l’atmosphère et l’océan. Si les littoraux, estuaires ou embouchures ne représentent que de petites surfaces par rapport à l’océan large, cette inversion de flux doit être considérée dans la modélisation du cycle du carbone.
Les activités humaines s’intensifieront au cours des prochaines décennies, l’océan côtier pourrait donc bien devenir un puits de plus en plus important, et modifier à l’échelle globale les projections des niveaux de CO2 pour 2100.
(source : Futura Science > Environnement).

 

A noter :
Profondeur maximale connue : la fosse des Mariannes (océan Pacifique) à 10 911 m sous le niveau de la mer (pression d'environ 115 MP ou 1 150 bar ou 1 172,67 kgf/cm² ou 1,17 tones-force/cm²).
Nota : le submersible américain Nereus a plongé à 10 902 mètres le 31 mai 2009 : il est seulement le troisième engin à atteindre ce point (lien, englais).

1 - Les eaux de mer et les océans sont animés de courants de vitesses et d'ampleurs très différentes :

2- L'augmentation du niveau des océans et des mers :

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Animaux marins (du plus grand au plus petit) :

Le + grand >>>>>>>>>>>>> le Roqual bleu - Balaenoptera musculus ou baleine bleue :

Site sur cet animal (crédit) : Rorqual et lire cet article (Cybersciences - A.Deléglise).


1 des + petits >>>>>>>>>>>>> le Prochlorococcus (prochlorococcus marinus) :

Site sur ces "animaux" S.B.Roscoff



mais... le + proche de l'homme (par son intelligence) : le dauphin > site1, site2, site3

et le plus craint des poissons (à tord !) : le requin >> site1, site2, site3
> à visiter en France, les bassins de certains aquariums contenant des requins :
Nom
Lieu (ville)
Marineland
Antibes (06)
Nausicaä
Boulogne-sur-Mer (62)
Océanopolis
Brest (29)
Aquarium La Rochelle
La Rochelle (17)
Océarium
Le Croisic (44)
Seaquarium
Le Grau-du-Roi (30)
Aquarium du Val de Loire
Lussault-sur-Loire (37)
Aquarium Mare Nostrum
Montpellier (34)
Cinéaqua
Paris (75, XVIe)
Grand Aquarium
Saint-Malo (35)
Le Septième Continent
Talmont-Saint-Hilaire (85)

Note spéciale sur la conchyliculture :
C'est l'élevage des coquillages en général (tels les rigadeaux ou les palourdes).
Les types les plus courants de conchyliculture sont :

Pollution :
(voir aussi ici...)
Grand vortex du Pacifique Nord : il est situé dans une latitude entre la cellule de Ferrel et la cellule de Hadley. Il s'agit d'une zone relativement calme de l'Océan Pacifique, vers laquelle le mouvement de rotation du vortex provoqué par un gigantesque tourbillon d'eau océanique formé d'un ensemble de courants marins (un "gyre"), amène des déchets flottants.
La plaque de déchets du Pacifique nord est une zone du gyre subtropical du Pacifique nord, aussi connue sous le nom de « soupe plastique » ou de « Septième Continent » ou encore de « Grande zone d’ordures du Pacifique » (GPGP pour « Great Pacific Garbage Patch »). Ces déchets s'accumulent en bancs. Jusqu'à une époque récente, ces débris de nature organique subissaient une biodégradation. Les activités humaines y amènent désormais des débris en matières non biodégradables, comme des polymères et des débris de bateaux. Les matériaux plastiques y sont photodégradés en pièces et particules de plus en plus petits, mais les molécules individuelles ne sont que très lentement métabolisées par les êtres vivants. La photodégradation des matériaux plastiques conduit à la production de déchets polluants, nocifs au milieu marin.
Les océanographes employés par une organisation non gouvernementale américaine, la Sea Education Association (SEA), spécialisée dans la formation des étudiants, ont dévoilé, fin février 2010, lors d'un congrès à Portland (Oregon), l'existence d'un vaste "continent" de déchets plastiques dans l'Atlantique Nord, à la hauteur des Bermudes et de Miami. Il occuperait une surface équivalant à la taille du Texas (soit environ 690 000 km²).
La densité moyenne de plastique dans la zone explorée est de 200 000 fragments par kilomètre carré (contre 300 000 dans la gyre du Pacifique). La plupart du temps, il s'agit de plastiques courants (polyéthylène, polypropylène, mousse polystyrène). Les débris sont présents jusqu'à au moins 10 mètres de profondeur. Ils proviennent des navires et des continents riverains de l'Atlantique, transportés par le vent et les fleuves vers la mer. D'autres types de plastiques, plus denses, pourraient se trouver au fond de l'océan.
Les principales victimes de cette pollution sont les animaux marins. Les mammifères, tortues ou oiseaux peuvent être piégés par les sacs et les filets, ou avaler des fragments qui obstruent leur système digestif. Ces effets néfastes ont été démontrés sur 260 espèces. De plus, les débris fonctionnent comme des éponges, qui accumulent les polluants organiques persistants. Ils sont ingérés par la faune marine, et pourraient, par ce biais, être véhiculés jusqu'à l'homme.
Nota : trois autres "gyres" sont susceptibles de contenir des quantités comparables de déchets : dans l'Atlantique et le Pacifique sud, et dans l'océan Indien...
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A voir > video ARTE sur les matières plastiques dans les océans.
A voir > le site http://plastiques.eu, qui a été cré par Laurent afin de sensibiliser,
de motiver et de communiquer sur le ramassage du plastique dans nos villes et dans la nature.
A voir > sur ce sujet le site Surfrider Fondation Europe.
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Note sur la Méditerranée : cette mer est-elle en sursis ?

L'explosion démographique dans cette région du monde : 170 millions d'habitants en 2025, dont 60% sur la rive Sud (la plus pauvre du pourtour méditerranéen), fait de la protection de l'environnement côtier, une priorité des pays industrialisés.
Depuis quelques années, plus de 300 km de côtes sont atteintes par la pollution : celle-ci se manifeste principalement par une prolifération d'
algues sur plusieurs km de large, et jusqu'à 17 m de profondeur...
Cette prolifération est due en grande partie aux rejets polluants (notamment nitrates) déversés massivement par le fleuve Pô, celui-ci est par ailleurs soupçonné de créer un grand pourcentage de pollution organique de la mer.
Également, s'ajoutent des quantités de substances chimiques qui intoxiquent la faunes marines.
Cette mer est soumises à un grand nombre de perturbations et contaminations qui proviennent des côtes urbanisées industrialisées, des fleuves qui drainent la pollution continentale, sans oublier les apports atmosphériques.
Ainsi, espèces invasives, mais aussi surpêche et réchauffement climatique perturbent l'équilibre de la faune et de la flore d'une mer pratiquement fermée.
Notes:
Tara Méditerranée (une goélette) a fait escale dans 13 pays et parcouru 8.000 miles nautiques, soit 15.000 km. 2.300 échantillons de moins de 5 cm ont été prélevés. Avant même la publication des résultats, Tara expéditions parle déjà de constats « édifiants ». D’après Gaby Gorsky et Maria Luiza Pedrotti, tous deux chercheurs au CNRS, « des fragments de plastique ont été trouvés à chaque relevé de filet et cela de l’ouest à l’est de la Méditerranée. Avec une concentration de plastique plus importante observée devant les grandes villes mais également avec des concentrations non négligeables en haute mer ».
Parce qu’il s’agit d’une mer plutôt petite, quasiment fermée et très touristique, la mer Méditerranée présente un risque de pollution aux plastiques important, comme l’explique François Galgani, chercheur à l’Ifremer : « la mer Méditerranée connaît, en moyenne, les densités de plastiques les plus importantes au monde : 250 milliards de micro-plastiques en Méditerranée ».
L'analyse de ces échantillons débutera en décembre et les résultats commenceront à être diffusés au printemps 2015. On sait que ces minuscules fragments de matières plastiques sont ingérés par les petits animaux du plancton (les larves de poissons, de crustacés et de mollusques par exemple) et qu'ils s'accumulent ensuite dans la chaîne alimentaire.



Eaux continentales.


Raccourcis de la suite du chapitre : Lacs, étangs, barrages - Cours d'eaux / Fleuves et rivières - Glaciers
Eaux de pluie.

> Site de Meteo-France.



.




On peut signaler par ailleurs quelques événements remarquables :

Ainsi tous ces phénomènes montrent la nécessité de prendre des précautions avant d'utiliser les eaux de pluies comme usage alimentaire...
Les pluies au-dessus des villes en particulier, sont fortement polluées surtout en début de précipitation, en effet, l'atmosphère des villes est souillée de nombreuses façons :


Pollution : l'air (lien interne) atmosphérique de l'hémisphère nord est exposée à une pollution particulaire et gazeuse, due en partie aux oxydes de soufre et d'azote, responsables des pluies acides et du brouillard arctique recouvrant la zone polaire pendant la mauvaise saison.
Nota : les décharges électriques dans l'air (foudre), amènent donc la formation de substances azotées, tels que les acides nitreux et nitriques
( pluies acides > site web ).



Lacs, étangs, barrages.

Raccourcis vers > Lacs du monde : lacs notables - les plus grands- les plus profonds - de natures spéciales

Un lac est une étendue d'eau plus ou moins profonde, dont la rétention des eaux est due à l'existence d'une contre-pente qui peut se remplir par ruissellement (ou par des apports d'eaux de sources) , et qui ne subit pas l'influence des mers et océans du globe.
Si les lacs ne représentent qu’une petite fraction de la surface de la planète, ils sont en revanche reconnus comme étant des sites d’activité biogéochimique très intense. De ce fait, ils sont en général une source importante d’émission de gaz à effet de serre, tels le dioxyde de carbone (CO2) ou encore le méthane (CH4) qu’ils rejettent dans l’atmosphère. Cependant certains peuvent en absorber qu’ils n’en rejettent et être ainsi des puits de carbone terrestre.
Les stocks et flux de carbone sont encore très mal connus, en partie parce que la question de l’abondance et de la taille des lacs est demeurée jusqu’à ce jour sans réponse précise, les études réalisées se basant soit sur des éléments cartographiques incomplets à l’échelle globale, soit sur des approches statistiques inexactes.
Une équipe internationale, à laquelle participait un chercheur du Laboratoire d’océanologie et de géosciences (LOG, université Lille 1, CNRS, université du Littoral Côte d’opale) a constituée, à partir de données de télédétection spatiale, une base de données appelée Glowabo (pour Global Water Bodies).
Glowabo recense, pour la première fois de manière aussi précise, les informations géographiques et morphométriques d’environ 117 millions de lacs répartis sur l’ensemble de la surface du globe hormis les zones glaciaires (Antarctique et Arctique) et ayant une superficie supérieure à 0,002 km² (0,2 ha).
Leur surface totale des lacs couvriraient environ 5 millions de km², soit 3,7 % de la surface terrestre. Les résultats ont été publiés (en 2014) dans la revue Geophysical Research Letters.

Grâce à Glowabo, les chercheurs ont pu montrer qu’en superficie, ce sont les grands lacs et ceux de tailles intermédiaires qui dominent.
Par rapport à des travaux antérieurs qui avaient estimé le nombre de lacs en se basant sur une approche essentiellement statistique (à plus de 304 millions), cette étude a permis de mettre en évidence un nombre certes moins important de lacs, mais dont l’ensemble couvre néanmoins une surface totale plus importante. Cette analyse a permis de réduire considérablement le niveau d’incertitude par rapport aux estimations précédentes et constitue de ce fait un tremplin pour une meilleure évaluation des problèmes fondamentaux et appliqués liés aux questions de limnologie à l’échelle mondiale. Cette évaluation plus précise du nombre et de la taille des lacs va notamment permettre une meilleure compréhension de leur influence sur les processus biogéochimiques à grandes échelles et donc sur le climat.

Par ailleurs, selon un travail des géographes de l'Université McGill à Montréal (Quebec, Canada), le volume total des lacs naturels se situerait entre 196.000 et 202.000 km3. Mais surtout, la profondeur moyenne des lacs serait beaucoup moins importante que prévu, passant de 62 à 42 mètres – soit une diminution d'un tiers - et le méthane (gaz à effet de serre dont le potentiel de réchauffement global est 25 fois plus important que celui du dioxyde de carbone), est très présent au fond; or la quantité de méthane libérée dans l'atmosphère est d'autant plus importante que les étendues d'eau sont peu profondes. Ainsi, suite à cette nouvelle estimation, la contribution des lacs au réchauffement climatique pourrait ainsi être revue à la hausse.
A noter que le temps de séjour moyen de l'eau serait de 5 ans, avec des variations annuelles de 1 à 100 ans dans 3000 lacs (Baïkal : 375 ans).
On notera également, une plus forte concentration de lacs dans l'hémisphère Nord.

Répartition des lacs de la planète, entre eau douce et salée.

(Source > Sciences et Avenir, N°840, Nature, Limnologie)
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Un étang n'est qu'un lac de faible profondeur, la cuvette sera formée :

Nota : une étude sur le rôle hydraulique des étangs mené en lorraine (en 2008-2009) montre que les étangs jouent un rôle que l’on attribue en générale aux zones humides. Le temps de séjours de l’eau est de 5 à 6 mois dans un étang, ce qui est très important (30 jours pour les lagunes en moyenne) et induit une modification des caractéristiques physico-chimique de l’eau entre l’entrée et la sortie de l’étang : réduction des nitrates et des phosphates, production de chlorophylle, variation du pH et biodégradation des micropolluants.
(source : role-hydraulique-des-etangs, sur gerermonetang.com).

Rappel : un marais est un terrain, généralement de vaste étendue, de relief peu accidenté, recouvert en permanence ou par intermittence, d'une nappe d'eau peu profonde, où croissent en abondance des plantes aquatiques et parfois des arbres.

La composition des eaux tient à la nature géologique des terrains du bassin versant et à celle du fond de la retenue.
Elle subie des variations grâce :

La surface des lacs est en contact avec l'atmosphère et possède une température sensiblement identique.
Les parties les plus profondes sont occupées par de l'eau à une densité supérieure à celle de surface. Cette densité peut atteindre le maximum au fond, pour une température de 4°C.

Il s'ensuit que, sous nos climats, un lac profond présente, lorsque l'on descend de la surface vers le fond (voir schéma ci-joint):

Si l'on effectue des mesures de température en fonction de la profondeur (relevé bathythermographique), on trouve :

 Ce relevé met en évidence 3 couches d'eau de comportement très différent :

Lorsque la température de l'eau de surface atteint 4°C, les eaux de l'épilimnion descendent tandis qu'au contraire, les couches profondes remontent vers la surface. On dit que le lac ou le barrage a basculé. Ce phénomène a lieu, sous notre latitude, en automne.

Au printemps, le phénomène inverse se reproduit à la suite du réchauffement jusqu'à 4°C de la couche superficielle qui devient ainsi plus dense que les couches profondes.

Si le lac est très profond, la température correspondant au maximum de densité règne sur une grande épaisseur. La circulation n'est alors que partielle et n'affecte pas le fond.

Ce phénomène explique les apparitions saisonnières de certains éléments gênants (manganèse en particulier), qui, remontant en surface, sont pompés avec l'eau.

C'est donc une bonne précaution, lorsque l'on doit utiliser l'eau d'un lac ou d'un barrage pour alimenter une station de traitement d'eau, de prévoir une tour de prises étagées afin de pouvoir choisir la tranche d'eau la plus favorable selon la saison.

NB : il existe en France 1 618 plans d'eau de 10 ha ou plus (=> 100 000 m²), soit : 151 lacs, 1227 étangs et 240 retenues.

Notes : il existe un certain nombre de lacs (au moins deux) sur Terre, très salés, de température "normale" en surface (par exemple 20°C) et à très haute température en profondeur (jusqu'à 60°C).
Hypothèse envisagées pour expliquer cette situation :
Des recherches à propos de ces lacs, font apparaître un effet appelé "effet héliothermique"...
Cet effet donné en guise d'explication, ressemble fort à l'effet de serre que nous connaissons bien par ailleurs !
L'eau des lacs est donc chauffée par le Soleil. La nuit
(ou l'hiver), lorsque cette source de chaleur est absente (ou beaucoup moins importante), le lac tend à se refroidir par rayonnement. Toutefois, comme l'eau chaude du lac rayonne dans l'infrarouge et que l'eau est très opaque aux infrarouges, seule la couche superficielle se refroidit. Cette couche isole les couches plus profondes du lac de l'atmosphère extérieure et le lac ne se refroidit pas en profondeur...
Évidemment, cette première partie de l'explication n'est valide que dans la mesure où il n'y a pas de brassage de l'eau du lac par convection. L'eau des lacs ordinaire comme celle des lacs très salés est très opaque aux infrarouges. Cependant, dans un lac ordinaire, la convection accomplit un brassage très efficace de l'eau du lac : lorsque la couche superficielle se refroidit, elle devient plus dense, elle tend donc à plonger en profondeur... ce brassage est ce qui permet à tout le lac de se refroidir, en dépit de l'obstacle que constitue une très petite couche d'eau vis-à-vis des infrarouges.
Ce qui distingue les lacs très salés des lacs ordinaires est la stratification de ces lacs en couches de salinité différente, la couche profonde étant sensiblement plus salée que la couche superficielle. L'eau profonde est donc sensiblement plus dense que l'eau de surface, et, lorsque l'eau de surface se refroidit, tant que la différence de température entre l'eau de surface et l'eau profonde n'est pas trop importante, la densité de la couche superficielle augmente mais reste inférieure à celle de l'eau que l'on trouve plus en profondeur. Dans ces conditions, il n'y a pas brassage de la couche superficielle et de la couche profonde. L'eau profonde, contrairement à l'eau de surface, est réchauffée par le Soleil, mais n'est pas refroidie par l'air de la nuit (ou la température hivernale).
Ainsi, la température est plus élevée en profondeur qu'en surface.




Évolution des lacs et barrages
A l'origine de l'histoire d'un lac ou au moment de la mise en eau d'un barrage, l'eau s'accumulant dans la cuvette lessive les terrains et noie les végétaux. Il s'ensuit des phénomènes de décomposition qui entraînent la dégradation de la qualité de l'eau. Celle-ci se trouble, se colore, sa teneur en matières organiques augmente considérablement et il se développe parfois des odeurs désagréables.
La masse d'eau est le siège de la "maladie des jeunes barrages". Cette maladie dure plus ou moins longtemps (4 à 5 ans en moyenne).
Après quoi, les phénomènes de décantation (action de décanter : les particules, sous l'action de leurs poids et de la pesanteur, se déposent au fond d'un récipient) font chuter la turbidité :mesure importante, qui exprime la valeur de la quantité de matières en suspension très finement divisé telles que argiles, limons, grains de silice, matières organiques, métal colloïdal, etc.;
tandis que l'installation d'une micro et macro-flore ainsi que l'empoissonnement, régularisent l'équilibre biologique.

Les éléments vivants se succèdent avec les saisons ; une fois morts, ils tombent au fond, se décomposent et libèrent des éléments fertilisants (azote, phosphore ...), favorisant la croissance du plancton. De oligotrophe (qui nourrit mal !) qu'il était, le lac est devenu eutrophe (qui nourrit bien !). A la limite, l'intensification du développement des algues finit par transformer le lac en tourbière puis, enfin, en une zone sèche.
Ce phénomène inéluctable est naturel, sa vitesse est à l'échelle du temps géologique.

Pollution : la pollution apporte des éléments favorisant la croissance du plancton (engrais, phosphates, etc. ...) et accélère considérablement le processus qui, de millénaire qu'il était, peut s'accomplir en une centaine d'années.


Sources diverses : Futura - Science (Environnement), et le site CultureSciences-Physique.




Lacs notables :
. Le complexe des lacs Michigan-Huron est le plus grand lac en superficie : 117 586 km ². Il a également le plus long littoral du lac dans le monde : 8 790 km. Mais si Huron et Michigan sont considérés comme deux lacs distincts, alors le lac Supérieur est le plus grand lac, avec 82 367 km ². Toutefois, Huron a encore le plus long littoral au 6 157 km (2980 km à l'exclusion des côtes de ses nombreuses îles intérieures).
Cependant le plus petit océan géologique, la mer Caspienne avec 374 000 km ² a une superficie plus grande que les plus grands lacs d'eau douce six combinés, et il est fréquemment cité comme le plus grand lac du monde.
. Le lac le plus profond est le lac Baïkal en Sibérie, avec un fond à 1 637 m. Sa profondeur moyenne est aussi la plus grande dans le monde (749 m). Il est également un des plus volumineux lacs du monde (23 600 km³, quoique plus faible que la mer Caspienne à 78 200 km³), et le deuxième plus long (environ 630 km de pointe à pointe).
. Le plus long lac est le lac Tanganyika, avec une longueur d'environ 670 km (mesurée le long de la ligne centrale du lac). Il est également le deuxième plus grand en volume et le second plus profond (1470 m), après le lac Baïkal.
. Le plus haut lac du monde, si la taille n'est pas un critère, serait le lac de cratère du volcan Ojos del Salado, à 6 390 mètres (20965 pieds).
. Le plus large et plus haut lac d'eau douce (plus de 250 kilomètres carrés) dans le monde est le Pumoyong Tso (Pumuoyong Tso), dans la Région autonome du Tibet (Chine), à 5 018 mètres (16463 pieds) au-dessus de niveau de la mer.
. Le plus haut lac navigable du monde (commercialement) est le lac Titicaca, au Pérou et en Bolivie, à 3 812 m. Il est également le plus grand lac d'eau douce (et le deuxième plus grand) des lacs d'Amérique du Sud.
. Le plus bas des lacs du monde, est la Mer Morte, à la frontière d'Israël et de la Jordanie, avec 418 m au-dessous du niveau des mers. Il est également l'un des lacs avec une concentration des plus élevée en sel.
. Le plus grand lac situé dans une île est le lac Nettilling (sur l'île de Baffin, Canada du Nord), avec une superficie de 5 542 km² et une longueur maximale de 123 km.
. La plus grande île dans un lac d'eau est l'île Manitoulin dans le lac Huron, avec une superficie de 2 766 km ².
. La plus grande résurgence de caldeira sur Terre est le lac Toba, sur l'île de Sumatra (Indonésie).
. Le plus grand lac situé entièrement dans les limites d'une ville (depuis 2001) est le lac Wanapitei dans la ville de Sudbury, Ontario (Canada).
. Le dernier lac d'eau salée dans le monde encore habité par des crocodiles, est le lac Enriquillo (République Dominicaine).
. Le plus grand lac situé dans un seul pays serait le lac Michigan aux Etats-Unis, cependant il est parfois considérée comme faisant partie du système Michigan-Huron (USA/Canada), ce qui donc amène le Grand Lac de l'Ours (Great Bear Lake) au Canada (Territoires du Nord-Ouest), a être ce plus grand lac intérieur d'une seule juridiction.
. Le lac le plus au nord sur la Terre est le Upper Lake Dumbell, dans la région de Qikiqtaaluk, au Nunavut (Canada), à une latitude de 82 ° 28'N. Il est situé à seulement 5,2 km au sud-ouest de Alert, l'établissement le plus nordique au monde. Nota : il y a aussi plusieurs petits lacs situés au nord du lac, mais ils sont tous sans nom et apparaissent uniquement sur des cartes très détaillées.
. Le lac le plus chaud d'Europe et donc de France serait le lac d'Aiguebelette (température moyenne d'environ 27°C en été). Il est situé en Savoie, au coeur de l'Avant Pays Savoyard et à la porte du Parc Naturel de Chartreuse, sur la montagne de l'Epine, à l'extrémité sud du massif du Jura français (et à environ 10 km à l'ouest de la ville de Chambéry).

Les plus grands lacs par leur superficie et par continent sont :

Plus particulèrement :
Lacs du monde les plus étendus (+ de 10000 km², pour plus de renseignements cliquer sur les liens).

Nom
Superficie (km²)
Mer Caspienne (Caucase)
374 000
Lac Supérieur (Canada, USA)
82 367
Lac Victoria (Afrique)
68 800
Lac Huron (Amerique du nord)
59 570
Lac Michigan (USA)
58 016
Lac Tanganyika (Afrique)
32 840
Lac Baïkal (Russie, Sibérie)
31 685
Grand Lac de l'Ours (Canada)
31 153
Lac Malawi (Afrique)
30 800
Grand Lac des Esclaves (Canada)
28 930
Lac Erié (Canada, USA)
25 612
Lac Winnipeg (Canada)
24 390
Lac Ontario (Canada, USA)
18 800
Lac Kara-Bogaz-Gol (Turkménistan)
18 400
Lac Balkhach (Kazakhtan)
18 200
Lac Ladoga (Russie)
18 135
Mer d'Aral (Kazakhstan, Ouzbékistan)
17 160
Tonlé Sap (Cambodge)
16 000/2700
Vostok (Antartique)
15 690
Maracaibo (Venezuela)
13 820
Lagoa dos Patos (Brésil)
10 144




Lacs les plus profonds (supérieur à 200 m) :

Nom
Profondeur (max, m)
Lac Baïkal (Sibérie)
1470
Lac Tanganyka (Afrique)
1470
Mer Caspienne (Caucase)
1025
Vostok (Antartique)
1000
San Martín/O'Higgins (Argentine/Chili)
836
Lac Malawi (Afrique)
706
Lac Issyk-Koul (Afrique)
702
Grand Lac des Esclaves (Canada)
614
Crater Lake (États-Unis)
594
Matano (Indonésie)
590
Buenos Aires (Argentine/Chili)
590
Hornindalsvatnet (Norvège)
514
Toba (Indonésie)
505
Sarez (Tadjikistan)
505
Argentino (Argentine)
500
Kivu (Répub. Dem. Congo, Rwanda)
485
Mjøsa (Norvège)
468
Salsvatn (Norvège)
464
Nahuel Huapi (Argentine)
464
Tinnsjå (Norvège)
460





Lacs les plus profonds (suite) :

Nom
Profondeur (max, m)
Chelan (États-Unis)
453
Van (Turquie)
451
Poso (Indonésie)
450
Grand Lac de l'Ours (Canada)
445
Wakatipu (Nouvelle-Zélande)
420
Te Anau (Nouvelle-Zélande, SI)
417
Lac de Côme (ou Lario, Italie)
410
Lac Supérieur (Canada, USA)
406
Lac Majeur (ou Maggiore, Italie)
370
Lac de Garde (Italie)
346
Lac Léman (Suisse, France)
310
Lac Titicaca (Pérou, Bolivie)
280
Lac Ontario (Canada, USA)
244
Öskjuvatn (Islande)
217
Fagnano (Argentine, Chili)
206



(Lacs de nature particulière)






 

Lacs de nature particulière :

Nom
Nature
Assal (Djibouti)
Hypersalé / chaud
Kara-Bogaz-Gol (Turkménistan)
Hypersalé
Mer Morte (Proche-Orient)
Hypersalé
Grand Lac Salé (USA)
Très salé
Vanda (continent Antartique)
Hypersalé / Froid
Don-Juan (continent Antartique)
Hypersalé / Froid
Mono (USA)
Hypersalé / Alcalin
Natron (Tanzanie/Kenya)
Alcalin
Van (Turquie)
Alcalin / Salé
Green Lake (USA)
Sulfureux
Kawah ljen (Java, Indonésie)
Acide
Poás (Costa Rica)
Acide
Nyos (Cameroun)
Carbonique
Kivu (R.D.Congo, Rwanda)
Méthanique & Carbonique
Jökulsárlón (Islande)
Glaciaire
Ojos del Salado Pool (Argentine/Chili)
Le plus haut
Héviz (Hongrie)
Le plus chaud
Vostok (Antartique)
Le plus froid (sous-glaciaire)
Nota : voir aussi la page spéciale sur les
lacs acides (lien interne).

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(cours d'eaux)



Cours d'eaux - Généralités.
(> raccourci vers Fleuves et rivières, Généralités et raccourci vers Liste des plus long fleuves) )

Types de cours d'eau :
Rigole : peut désigner un filet d'eau s'écoulant en surface ou un sillon où s'écoulent les eaux de ruissellement,
Ru, ruisselet : désigne un tout petit ruisseau, c'est-à-dire un cours d'eau de faible largeur (inférieure à un mètre), souvent au démarrage d'un écoulement,
Ruisseau : petit cours d'eau, ni très large ni très long, alimenté par des sources d'eau naturelles, souvent affluent d'un étang, d'un lac ou d'une rivière. C'est la taille plus que le débit qui fait la différence entre un ruisseau et une rivière,
Torrent : cours d'eau au débit rapide et irrégulier, situé sur une pente plus ou moins prononcée. On trouve les torrents sur des terrains accidentés ou en montagne. Lors d'orages ou de pluies violentes, les torrents peuvent connaître des crues très brutales (rapides dans le temps) et très importantes (en volume). Principalement, on applique ce terme aux cours d'eau de montagne, au lit rocheux et encaissé, et ayant un débit rapide et pérenne. Ce terme est à proscrire pour une utilisation en langage géographique. De nombreux torrents dans les Pyrénées portent le nom de gaves (Gave de Pau). Dans les Alpes, on les appelle des nants (Nant-Noir, Bon-Nant).
Oued (synonymes wadi, arroyo) : terme d'origine arabe désignant un cours d'eau temporaire dans les régions arides ou semi-arides. Son écoulement dépend des précipitations et il peut rester à sec pendant de très longues périodes,
Ravine : désigne les cours d'eau des îles tropicales, se jetant dans la mer, et pouvant connaître des débits extrêmement importants à la suite de fortes pluies (durant les cyclones principalement). Leur lit peut être très large,
Rivière : en hydrologie, ce terme désigne un cours d'eau moyennement important, à l'écoulement continu ou intermittent, suivant un tracé défini et se jetant dans un autre cours d'eau, un lac, une mer, une dépression ou un marais.
En géographie physique, ce terme désigne un cours d'eau faiblement ou moyennement important, recevant de l'eau d'autres cours d'eau tributaires (les affluents), et se jetant dans un cours d'eau de plus grande importance,
Fleuve : cours d'eau important, long et au débit élevé, comptant de nombreux affluents et se jetant dans la mer (ou parfois dans une mer intérieure). Les fleuves côtiers sont de petits cours d'eau se jetant directement dans la mer.
Remarques : le site Internet IMAGE (Information sur les Milieux Aquatiques pour la Gestion Environnementale) de l'ONEMA, met en ligne l’ensemble des résultats des inventaires réalisés dans les rivières françaises. Ces données collectées par pêche scientifique à l’électricité tous les ans, au niveau de stations d’observation (au nombre de 650 en 2004), permettent d’établir une image fidèle des espèces présentes et de leur densité dans l’hexagone.

Voir également la page spéciales sur les cascades.



Fleuves et rivières
< raccourci vers les plus long fleuves du monde, ou vers les fleuves ou rivières de France >
Généralités.
Un fleuve est un cours d'eau qui se jette dans la mer ou dans l'océan. Il se distingue donc d'une rivière, qui est tributaire d'un autre cours d'eau.
Il n'y a pas de différence fondamentale entre les fleuves, rivières et torrents, sinon leur débit.
Le régime des pluies a une grande influence sur la composition de ces eaux : pendant la période de grosses précipitations, les matières en suspension deviennent plus abondantes tandis que la minéralisation (sels dissous) diminue.
La composition de ces eaux change, bien entendu, avec la matière des terrains traversés.
Enfin, les rivières sont particulièrement exposées aux contaminations de toute sorte. Le déversement des égouts urbains dans les rivières entraîne une augmentation de la minéralisation, des matières organiques et un appauvrissement en oxygène dissous.

< Vidéo-Conférence "L'eau et la rivière" de et l'agence Adour-Garonne, sur YouTube >


Pollution : 75% des masses d'eaux sont actuellement en mauvais état biologique (selon le Conseil Européen, elles ne devaient être que de 33 % en 2015...), 50 % des rivières, lacs et nappes d’eau souterraines n’atteindront pas le bon état écologique en 2018, 90 % des rivières sont contaminées par les pesticides. Jusqu'à un certain point, les matières organiques peuvent être "digérées" par les bactéries de l'eau à la condition qu'un apport suffisant d'oxygène existe, ce qui est souvent le cas. Mais si le débit de la rivière vient à diminuer (étiage) ou que la pollution augmente brutalement (orage entraînant un "lavage" des égouts), l'auto-épuration n'est plus suffisante : l'eau s'appauvrit dangereusement en oxygène, les poissons meurent. C'est bien souvent ce phénomène et non un déversement toxique qui est le responsable des bancs de poissons morts que l'on voit souvent passer dans les cours d'eau à la traversée des villes.
Beaucoup plus dangereux sont les déversements industriels, souvent très toxiques, qui provoquent des goûts, des odeurs, des mousses, etc. ...
Les éléments apportés à l'eau sont anormaux et leur présence ne peut souvent qu'être détectée qu'à posteriori, ce qui offre de graves dangers pour l'exploitation des stations de traitement.
Il n'est pas possible d'éliminer avec certitude tous les composés toxiques susceptibles d'être décelés dans une rivière. C'est pourquoi il ne reste souvent d'autre solution que d'interrompre le pompage pendant le passage d'une "vague" de pollution.
Pour toutes ces raisons, les pouvoirs publics ont longtemps préféré, lorsque cela était possible, utiliser les eaux souterraines plutôt que les eaux de surface.
Cette opinion prévaut encore dans beaucoup d'organismes officiels, mais je pense qu'elle n'est pas saine, en effet, il est encore possible, au prix de quelques améliorations de traitement, d'utiliser les eaux de surface.
Par ailleurs, les techniques actuelles d'épuration des eaux usées et la réglementation des déversements devraient ralentir le processus de pollution.

Pourquoi, dans ces conditions, puiser dans les eaux profondes qui devraient constituer des réserves, pour un avenir dans lequel le traitement des eaux de surface deviendra, ou impossible ou si coûteux, qu'il faudra y renoncer ?

Notes sur le ressaut hydraulique :
L’agitation de la surface des torrents de montagne traduit la géométrie très tourmentée de leur lit, formé de gros cailloux. Dès que la profondeur est comparable à la taille des cailloux, tout obstacle se répercute immédiatement sur la surface libre. Chaque caillou se comporte alors comme un seuil. Au contraire, dans un fleuve aux eaux tranquilles, où la profondeur est supérieure à la profondeur critique, une irrégularité du lit ne laisse presque aucune trace à la surface. Pour qu’une grosse pierre ait un effet sur cette surface, il faudrait en effet qu’elle ait une taille du même ordre de grandeur ou plus grande que la profondeur critique hc. Si la hauteur de cette pierre est supérieure à hc, comme c’est le cas des seuils artificiels, elle provoque un brusque changement de régime. L’écoulement devient localement torrentiel au-dessus du seuil et immédiatement à l’aval, puis il retrouve son allure fluviale un peu plus loin, après une sorte de singularité appelée « ressaut hydraulique » (voir figure ci-après).

Schéma d’un ressaut hydraulique dans un canal, avec un régime torrentiel à l’amont et fluvial à l’aval. La région grisée représente les remous qui dissipent une grande partie de l’énergie. Sa longueur est souvent du même ordre de grandeur que la profondeur. La flèche bleue indique la direction de l’écoulement. Les pentes des surfaces libres à l’amont et à l’aval du ressaut, ainsi que celle de la ligne de fond, sont tellement faibles qu’à l’échelle du ressaut, ces lignes peuvent paraître horizontales [Grenoble Sciences].

Ces seuils artificiels sont couramment utilisés par les services chargés de l’entretien des cours d’eau ou de la gestion des ressources en eau. Ils permettent de créer des pertes d’énergie sous la forme de forts remous qui réduisent l’érosion des berges et la localisent au voisinage du seuil, régulièrement bétonné et entretenu. Ils facilitent aussi la décantation à l’amont du seuil des matières en suspension entraînées par la rivière. Ils servent encore à mesurer et prédire assez tôt le débit qui arrivera plus tard dans une retenue située en aval

Rappel : page spéciales sur les cascades.

(suite, fleuves et rivières)




Quelques un des plus longs fleuves de notre planète (par continent).
>>> Raccourcis vers les fleuves ou rivières de France
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Union européenne (hors France)

>>> raccourcis pour les autres continents : africain - américain - asiatique - océanique

Allemagne (D) - Autriche (A), Pologne (PL

Nom
Longueur (L, km)
Danube (D, A)
3019
Rhin (D, A)
1325
Elbe (D)
1091
Vistule (PL)
1047
Oder (D, PL)
854
Weser (D)
452
Ems (D)
371
Eider (D)
188
(L > 180 km)

Belgique (B), Pays-Bas (NL), Luxembourg (L)

Nom
Longueur (L, km)
Rhin (NL, L)
1325
Meuse (B)
950 (192 en Belgique)
Ems (NL)
371
Escaut (B)
350
(L => 350 km)

Irlande (IRL), Royaume-Uni [Angleterre (E), Écosse (S), Pays de Galles(W), Irlande du Nord (IN)]

Nom
Longueur (L, km)
Nom
Longueur (L, km)
Shannon (IRL)
370
Blackwater (IRL)
169
Severn (E)
354
Tweed (S et E)
156
Tamise (E)
346
Eden (E)
145
Tyne (E)
321
Dee (S)
140
Trent (E)
298
Don (S)
131
Wye (W et E)
215
Bann (IN)
129
Tay (S)
193
Liffey (IRL)
125
Clyde (S et E)
176
Ribble (E)
121
Barrow (IRL)
192
Mersey (E)
112
Spey (S)
172
Dee (W et E)
110
(L > 100 km)

Scandinavie [ Norvège (N), Suède (S), Finlande (FIN), Danemark (DK), Islande (IS) ]

Nom
Longueur (L, km)
Nom
Longueur (L, km)
Klarälven/Göta älv (S et N)
720
Ljungan (S)
399
Glomma ( N)
604
Iijoki (FIN)
370
Kemijoki (FIN)
550
Tana (Teno, FIN et N)
361
Dalälven (S)
541
Numedalslågen (N)
352
Torne (S et FIN)
521
Thjorsa (IS)
230
Ångermanälven (S)
463
Jökulsá á Fjöllum (IS)
206
Kalixälven (S)
461
Gudbrandsdalslågen (N)
204
Luleälven (S)
450
Kymi (Kymijoki, FIN)
203
Indalsälven (S)
430
Gudenå (DK)
158
(L > 150 km)

Espagne (E), Portugal (P), Italie (I)

Nom
Longueur (L, km)
Nom
Longueur (L, km)
Tage (E, P)
1006
Segura (E)
325
Èbre (E)
930
Minho (E, P)
310
Douro (E, P)
897
Turia (E)
280
Guadiana (E, P)
744
Arno (I)
241
Guadalquivir (E)
657
Mondego ( P)
234
(I)
652
Piave (I)
231
Júcar (E)
498
Reno (I)
212
Adige (I)
410
Ter (E)
208
Tibre (I)
405
Sado (P)
180

Grèce (GR), Macédoine (MK), Albanie (AL)

Nom
Longueur (L, km)
Nom
Longueur (L, km)
Évros (Maritsa, GR)
480
Pénée (Pineiós, [GR])
216
Vardar (Axiós, [GR, MK])
388
Strymon (Strymónas, [GR])
125
Drin (AL, MK)
335
Alphée (Alfeiós, [GR])
120
Aliakmon (GR)
297
Thiamis (Kalamas, GR)
115
Nestos (Mesta, [GR])
230
Arachthos (GR)
110
Achelóos (GR)
220
Eurotas (Evrotas, [GR])
82

Turquie (TR), Chypre (CY)

Nom
Longueur (L, km)
Nom
Longueur (L, km)
Kura (TR)
1514
Ceyhan (TR)
509
Kizilirmak (TR)
1150
Meriç (TR)
480
Sakarya (TR)
824
Gediz (TR)
401
Oronte (TR)
571
Tchorokhi (Çoruh, TR)
376
Seyhan (TR)
560
Yenice (TR)
288
Büyük Menderes (TR)
548
Pedieos (CY)
100
Yesilirmak (TR)
520
Yialias (Çakillidere, CY )
88
Nota : Firat Nehri (Euphrate, 2780 km) et Dicle Nehri (Tigre, 1900 km) > voir continent asiatique .


Europe centrale et de l'est
Bulgarie (BG), Croatie (HR), Hongrie (H), République Tchèque (CZ), Roumanie (RO)

Nom
Longueur (L, km)
Danube (HR, BG, RO, H)
3019
Elbe (CZ)
1091
Oder (CZ)
854
Maritsa (Évros, BG)
480
Strymon (Strouma, BG)
290
Mesta (BG)
230
Cetina (HR)
105

Europe de l'est et du sud (suite)
Estonie (EST), Lettonie (LV), Lituanie (LT), Serbie (SRB), Slovénie (SLO), Slovaquie (SK)

Nom
Longueur (L, km)
Danube (SRB, SK)
3019
Daugava (LV)
1020
Niémen (LT)
937
Gauja (LV, EST)
452
Venta (LT, LV)
346
Pärnu (EST)
144
Soca (Isonzo, SLO)
136
Jägala (EST)
97

Fédération de Russie (RUS) - Géorgie (GE) - Biélorussie (Bélarus) (BY)
Moldavie (MD) - Ukraine (UA)

Nom
Longueur (L, km)
Nom
Longueur (L, km)
Volga (RUS)
3690
Daugava (RUS, BY)
1020
Danube (MD, UA)
3019
Niémen (RUS, BY)
937
Dniepr (RUS, BY, UA)
2290
Kouban (RUS)
870
Kolyma (RUS)
2129
Mezen (RUS)
857
Don (RUS)
1950
Boug méridional (UA)
806
Petchora (RUS)
1809
Kamtchatka (RUS)
758
Kura (GE)
1514
Dvina du Nord (RUS)
744
Iana
1490
Terek (RUS, GE)
623
Dniestr (MD, UA)
1362
Çoruh (Tchorokhi, GE)
376
Nota : Lena (4400 km), Amour (4354 km), Ienisseï (4200 km), Ob (3650 km), Oural (2500 km) et Indiguirka (1726 km)> voir continent asiatique .
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>>> raccourcis pour les autres continents : africain - américain - asiatique - océanique

(africain)







Continent africain

Nom
Longueur (km)
Nom
Longueur (km)
Nil
6600
Ogooué
1200
Congo
4700
Gambie
1150
Niger
4180
Drâa
1100
Zambèze
2574
Bandama
1050
Orange
1860
Cunene
1050
Sénégal
1700
Cuanza
970
Limpopo
1600
Sanaga (Djerem)
918
Volta (Nakambé)
1600
Comoé
813
Okavango
1600
Ruvuma
800
Jubba
1500
Chelif
725
Aouache (Awash)
1200
Tana
700
Chari
1200
Nyong
640
Mahavavy-sud.htm

Madagascar

Nom
Longueur (km)
Mangoky
564
Betsiboka
530
Tsiribihina
525
Mahavavy sud
410
Onilahy
400
Manambolo
370
Sofia
328
Mangoro
300
Mahajamba
298

>>> raccourcis pour les autres continents : européen - américain - asiatique - océanique











Continent américain : Canada (C) & États-Unis d'Amérique (US)

Nom
Longueur (L, km)
Nom
Longueur (L, km)
Mackenzie (C)
4241
Severn (C)
982
Mississippi (US)
3780
Back (C)
974
Yukon (C & US)
3185
Thelon (C)
904
Rio Grande (Rio Bravo, US)
3050
Grande Rivière (C)
893
Brazos (US)
2060
Sabine (US)
893
Columbia (C & US)
2000
Koksoak (C)
874
Churchill (C)
1609
Churchill (ex-Hamilton, (C))
856
Colorado (US)
1387
Coppermine (C)
845
Fraser (C)
1370
Nottaway (C)
776
Kuskokwim (US)
1165
Rupert (C)
763
Trinity (US)
1142
Eastmain (C)
756
Saint-Laurent (C & US)
1140
Attawapiskat (C)
748

Canada & USA, suite et fin :
Nom

Nom
Longueur (km)
Grande Baleine (C)
724
Skeena (C)
570
Sacramento (US)
719
Savannah (US)
563
Susquehanna (US)
715
Penobscot (US)
560
Saint Jean (C & US)
673
Stikine (C & US)
540
Roanoke (US)
660
Harricana (C)
533
James (US)
660
San Joaquin (US)
531
Nelson (C)
644
Hudson (US)
507
Potomac (US)
616
Nueces (US)
507
Delaware (US)
579
Saint Johns (US)
500
(L => 500 km)








Continent américain (suite) : Amérique Centrale [AC] & Amérique du Sud

Nom
Longueur (L, km)
Nom
Longueur (L, km)
Amazone
6 992
Rio Colorado
1114
São Francisco
3160
Chubut
810
Tocantins
2600
Usumacinta [AC]
800
Paraná
2570
Atrato
750
Orénoque
2560
Coco [AC]
680
Uruguay
1600
Motagua [AC]
486
Magdalena
1540
Desaguadero
436
Parnaíba
1370
Lempa [AC]
422
Rio Negro
1135
Santa Cruz
385

>>> raccourcis pour les autres continents : européen - africain - asiatique - océanique .














Continent asiatique
Nom
Longueur (km)
Nom
Longueur (km)
Yangzi Jiang
6300
Amou-Daria
2540
Huang He
5460
Oural
2500
Mékong
4425
Xi Jiang
2214
Léna
4400
Syr-Daria
2200
Amour
4354
Irrawaddy
2150
Ienisseï
4200
Tarim
2030
Ob
3650
Tigre
1950
Indus
3180
Indiguirka
1726
Gange
3000
Godâvarî
1500
Brahmapoutre
2900
Krishnâ
1300
Salouen
2800
Narmadâ
1289
Euphrate
2780
Helmand
1010
>>> raccourcis pour les autres continents : européen - africain - américain - océanique .










Continent océanique : Australie
Nom
Longueur (km)
Nom
Longueur (km)
Murray
2375
Burnett
435
Cooper Creek
1 113
Norman
420
Flinders
1004
Roper
400
Diamantina
941
Macleay
400
Murchison
780
Clarence
394
Victoria
780
Shoalhaven
350
Gascoyne
760
Brisbane
344
Fitzroy
733
Swan/Avon
340
Burdekin
733
Ord
320
Ashburton
680
Mary
310
Finke
600
Hunter
300
Mitchell
560
Blackwood
300



(océanie, suite)


Continent océanique :
Nouvelle-Zélande (Iles Nord [N] et Sud [S] )
Nom
Longueur (km)
Waikato (N)
425
Clutha (S)
338
Whanganui (N)
290
Taieri (S)
288
Rangitikei (N)
240
Mataura (S)
240
Waiau (S)
217
Oreti (S)
170
Clarence (S)
160
Wairoa (S)
150
Waitaki (S)
110


Malaisie (dont Bornéo[B])
Nom
Longueur (km)
Perak
760
Rajang [B]
563
Kinabatangan [B]
560
Pahang
459


Indonésie (Bornéo[B], Sumatra[S], Java[J])
Nom
Longueur (km)
Kapuas [B]
1143
Mahakam [B]
980
Barito [B]
890
Batang Hari [S]
800
Musi [S]
750
Solo [J]
549


Papouasie - Nouvelle-Guinée
Nom
Longueur (km)
Sepik
1126
Fly
1050
Mamberamo
805
Digul
525

>>> raccourcis (retour) vers les autres continents : européen - africain - américain - asiatique .


(Fleuves et rivières de France et Glaciers) ou retour chapitre Fleuves.