Mission d'étude de
l'atmosphère Un
satellite pour comprendre notre système
climatique
Lancé par Ariane 5 G+ depuis le port spatial
européen de Kourou en Guyane.
En orbite depuis le 18 décembre 2006, Parasol (120 kg)
fournit aux scientifiques des éléments pour mieux
appréhender les caractéristiques physiques et
micro-physiques des nuages et aérosols.
La mission Parasol (décidée en 1999), devrait
apporter des éléments de réponses à ces
questions.
Son objectif donc : caractériser les propriétés
radiatives des nuages et des aérosols.
Deuxième microsatellite de la filière
Myriade (le
développement de MYRIADE a été
décidé par le CNES en 1998, dans la continuité
du programme PROTEUS > lien
), Parasol vient compléter une constellation
franco-américaine de 6 satellites : lA-Train,
observatoire spatial unique dédié à
létude du climat. Altitude 705 km .Durée de vie
en orbite : minimum 1 an, 2 ans souhaités. Parasol entreprend
sa mission scientifique au sein de l'A-train.
Parasol, est positionné par rapport aux satellites
Aqua et Aura (latin pour "brise", NASA),
Calipso (NASA/CNES), Cloudsat
(Cloud-Aerosol Lidar and Infrared Pathfinder
Satellite Observation, NASA, CNES ), de
façon à compléter la formation "A-train".
Première mondiale, cet observatoire spatial exceptionnel,
complété en 2008 par OCO (Orbiting
Carbon Observatory, NASA), offre simultanément toutes
les techniques de mesures actuellement disponibles.
Parasol embarque à son bord un radiomètre imageur
à grand champ Polder (Polarization and
Directionality of the Earth's Reflectances) conçu
grâce à la contribution du Laboratoire d'Optique
Atmosphérique de Lille (CNRS-USTL).
Celui-ci mesure les caractéristiques directionnelles et la
polarisation de la lumière réfléchie par
l'ensemble Terre/atmosphère.
Un peu plus de neuf ans après son lancement,
le satellite Parasol a achevé sa mission avec succès,
dépassant ses objectifs scientifiques et la durée pour
laquelle il a été conçu.
Exemple:
Épaisseur optique des aérosols déduite
des données du satellite Parasol. Les valeurs reportées
sont des moyennes (à la longueur
donde 865 nm) sur les mois de septembre, octobre
et novembre et sur cinq années, de 2005 à 2009.
Émerge la pollution urbaine et industrielle asiatique
(principalement en Chine et en Inde), à laquelle
sajoutent la culture sur brûlis et la
déforestation en Afrique centrale, en Amazonie et en
Indonésie. Lépaisseur optique est ici
essentiellement reliée à la présence
daérosols dans le mode daccumulation (particules
de rayon inférieur à 0,5 µm). Figure extraite de
louvrage Le climat à découvert, sous la direction
de Catherine Jeandel et Rémy Mosseri. © Rémy
Mosseri, Catherine Jeandel et al., CNRS éditions,
2011.
Les résultats scientifiques de ces premières mesures
quotidiennes de lensemble de la surface du globe ont convaincu
lEsa deuropéaniser le successeur de Parasol. Ce
sera linstrument 3MI, un polarimètre imageur
conçu comme une suite opérationnelle, qui sera
embarqué sur les satellites Metop de seconde
génération à lhorizon 2020. Pour les
chercheurs qui ont participé aux missions Polder et Parasol,
c'est une belle récompense : en effet, tous les instruments de
recherche n'évoluent pas vers un mode opérationnel.
À l'avenir, 3MI fournira à ses utilisateurs des
données et des produits directement
exploitables.
En savoir plus (liens divers) :