Programme Copernicus

Cet ambitieux programme a pour objectif de doter l’Europe d’un accès continu, indépendant et fiable aux données dans les domaines de l’environnement et de la sécurité, à savoir la surveillance du milieu marin, de l’atmosphère, des terres et du changement climatique, ainsi que l’appui aux interventions d’urgence et la sécurité. Copernicus exploitera des données provenant de capteurs in situ, comme des bouées, des ballons ou des sondes atmosphériques, mais aussi de satellites.

Pour y parvenir, le programme Copernicus inclut donc une composante spatiale qui s’appuie sur cinq familles de satellites (destinés à remplacer le satellite ENVISAT) et instruments comptant chacune quatre membres. En termes plus simples, Copernicus est prévu pour durer les 40 prochaines années et couvrir un champ très large des besoins scientifiques.
Dans le détail, on compte trois familles de satellites (Sentinel 1, 2 et 3) et deux d’instruments (Sentinel 4 et 5) embarqués sur des satellites d’Eumetsat, Météosat de troisième génération pour Sentinel 4 et Metop de deuxième génération pour Sentinel 5.

Sentinel 1 assurera la continuité des mesures radars SAR recueillies par les satellites ERS et Envisat;
Sentinel 2 est un satellite optique conçu pour des observations en mode spectral.(confié à EADS Astrium Satellites,
Sentinel 2A a été lancé le 23 juin 2015);
Sentinel-2B rejoint son jumeau dans l’espace : lancé pendant la nuit du 6 au 7 mars 2017, le satellite Sentinel-2B va observer à très haute résolution les terres émergées. Il va ainsi permettre de quantifier l’érosion côtière ou encore la déforestation. Le satellite européen rejoint son homologue parti en 2015 et vient donc agrandir la constellation Copernicus.
Sentinel 3 se consacrera à la surveillance de la Terre et à l'océanographie opérationnelle;
Sentinel 4 sera dédié à l'étude de la pollution atmosphérique en orbite géostationnaire. Quant à Sentinel 5, il est destiné à l'étude de la chimie atmosphérique en orbite basse.


Lancé depuis le port spatial de l'Europe en Guyane française le 3 avril 2014, Sentinel 1A débute ses services commerciaux dès le début de l’été 2014, après une phase de mise en service. Depuis l’avènement du principe de la synthèse d’ouverture, les progrès ont été significatifs. D’une résolution kilométrique à l'origine, on a pu obtenir des résolutions décamétriques puis métriques. À cela s’ajoute une durée d’acquisition passée de 12 minutes par orbite avec les ERS 1 et 2 à une observation « sans discontinuité avec Sentinel 1A et des débits de données 5 fois supérieurs par rapport à Envisat ».

L’ESA (Agence spatiale européenne) et la Commission Européenne (qui finance) ont mis en avant plusieurs services de ce satellite dont ceux du suivi des glaces, de la pollution maritime, du monitoring des récoltes et celui de la réponse aux situations d’urgence en cas de catastrophe naturelle.

Notons que ’est la première fois que la continuité des données est garantie sur une très longue période. À partir des données de n’importe quel capteur de Copernicus, il sera possible de faire des prédictions de moyen terme, typiquement 20 ans, ce qui n’était pas possible auparavant. Les prédictions se limitaient à la durée de vie du satellite concerné.
Sentinel-1B devrait être lancé en 2016.

Par ailleurs, la construction de Sentinel 3 a été effectué sous la maîtrise d'œuvre de Thales Alenia Space (TAS), et assemblé dans l’usine cannoise de la société, ce satellite d’observation de la Terre fait partie de la composante spatiale du programme européen Copernicus. L’organisme qui exploitera les satellites Sentinel 3 est Eumetsat.
Sentinel 3 embarque quatre instruments principaux et un ensemble d'outils de navigation. On compte les instruments OLCI (Ocean and Land Color Instrument) et SLSTR (Sea and Land Surface Temperature Radiometer) pour la partie optique de la mission, et deux instruments micro-ondes qui forment la charge utile topographique : l'altimètre radar SRAL (Sar Radar Altimeter) complété d’un radiomètre (MWR).
Le satellite Sentinel 3A a été lancé le 16 février 2016 par un lanceur russe Rockot (Rocket), depuis le cosmodrome de Plessetsk. Il se focalisera sur les océans, cet élément clé de la machine climatique qui régule et influe sur le changement climatique, son ampleur et sa dynamique.
Fin 2017, Sentinel 3A sera rejoint par un second satellite, dont la construction dans l’usine de Cannes de TAS à déjà débuté.
[Sources : Futura-Sciences > Futura Espace]

Sentinel 4 sera dédié à des missions de météorologie et de climatologie par l'étude de la composition de l'atmosphère. Sentinel 4 ne sera pas un satellite autonome mais des instruments sur l'un des satellites de Meteosat 3e Génération (MTG). Il devrait être lancé en 2017.
Sentinel 5 sera également dédié à des missions de météorologie et de climatologie par l'étude de la composition de l'atmosphère mais sera montée en tant qu'instruments sur un satellite post-Eumetsat Polar System.
Sentinel 6 devrait consister en des missions d'altimétrie pour poursuivre la mission de Jason-2.




En savoir plus (liens divers) :


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