Le Billet de Pierr'eau
Les Cétacés...c'est assez !
Pas de sanctuaire pour les baleines !

La Commission Baleinière Internationale [CBI], (International Whaling Commission ou IWC) s'était réunie en Slovénie...
Depuis 70 ans, la CBI veille, ou essaye de veiller, à ce que les baleines ne frôlent pas une fois de plus l’extinction.
L’un des points clefs de cette rencontre était la création d’un sanctuaire dans l’Atlantique Sud, qui représente un peu plus de 10 % de la superficie maritime planétaire.

Ce projet commun de l’Argentine, du Brésil, du Gabon, de l’Afrique du Sud et de l’Uruguay avait déjà été proposé et rejeté en 2012 et 2014. Il l’a été une fois de plus. Avec un résultat de 38 voix pour, 24 contre et 3 abstentions, la proposition n’a pas réussi à atteindre les 75 % nécessaires. Dans le groupe des opposants, on retrouve bien entendu le Japon, l’Islande et la Norvège. On y trouve aussi des pays satellites, dont le Maroc.
Greenpeace note que les pays qui se sont opposés au sanctuaire sont tous non riverains de l’Atlantique Sud, tandis que ceux dont le territoire est en contact avec la zone défendent le projet. La vision liée au sanctuaire est évidemment de protéger les 51 espèces de baleines qui fréquentent les eaux de l’Atlantique Sud, mais aussi de développer un tourisme durable lié à l’observation des baleines et la recherche sur les cétacés.
Deux sanctuaires existent aujourd’hui, un dans l’océan indien établit en 1979 et l’autre dans l’océan Austral ou Antarctique, lieu de chasse du Japon, créé en 1994.
Un moratoire sur la pêche à la baleine, dans un but commercial, a été établit en 1985/1986, cependant quelques pays passent entre les mailles du filet. En tête de file, on retrouve le Japon, ainsi que la Norvège et l’Islande. La Norvège et l’Islande continuent la chasse grâce à des failles dans le moratoire et en le refusant, tandis que le Japon utilise l’argument scientifique. En clamant chasser la baleine à des fins scientifiques, le Japon peut chasser ailleurs que dans ses eaux territoriales et vendre la viande des mammifères tués.
En 2014, la cour internationale a jugé que le Japon abusait de l’exemption scientifique. En effet, Tokyo n’a jamais démontré que les mammifères doivent être tués pour la recherche et il existe aujourd’hui de nombreuses techniques pour mener des recherches sur des animaux vivants. Malgré cela, la chasse continue.
Dans la saison 2015/2016, le Japon a tué 333 baleines de Minke, certaines gravides selon des observateurs.

Les chiffres sont frappants...
Depuis le moratoire, il y a trente ans, c’est un total de 50 755 baleines qui ont été tuées pour des fins scientifiques, commerciales
et pour la subsistance aborigène !
Un chiffre auquel il faut ajouter quelque 300 000 dauphins, petites baleines et marsouins tués annuellement en tant que prises accessoires ou à cause de l’enchevêtrement dans les filets
!

(source : Hurteau, Paul ; Parent, Claude d'Univers Nature).


Citations :
“La taille ne fait pas tout. La baleine est en voie d’extinction alors que la fourmi se porte bien...” [Bill Vaughan],
"La science a peut-être trouvé un remède pour la plupart des maux, mais elle n'en a pas trouvé pour le pire de tous : l'apathie des êtres humains." [Helen Keller],
"L'écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l'environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux."
[Nicolas Hulot].

Sources diverses (sites web) : CBI, Sciences & Avenir et Evene (citations).