Le Billet de Pierr'eau

La transition écologique...en question !

Parallèlement aux progrès techniques et conceptuels, les comportements (individuels et collectifs) d'usage de la nature, du bâti ou des modes de transports, doivent changer pour devenir plus « sympathiques » à l'égard de la nature, c'est-à-dire plus supportés.
Ce changement comportemental est un enjeu-clé de la transition écologique et énergétique.
En matière d'environnement et de développement soutenable, deux grandes priorités devaient être fortement engagées :

  1. la transition énergétique (« fondée sur la sobriété et l’efficacité, ainsi que sur le développement des énergies renouvelables, et plus globalement dans la transition écologique. »)
  2. la préservation et la restauration de la biodiversité.

Or, en jetant l'éponge, Nicolas Hulot a montré une nouvelle fois les difficultés à concilier écologie et exercice du pouvoir...la conscience écologique s'est imprégnée dans la culture française plus que dans d'autres pays. Mais manifestement pas encore dans les cercles du pouvoir.

La présence de nombreux lobbyistes au sein du parlement, mais également au sein de l'exécutif même, montre à quel point il est difficile, voire impossible à cause de ces groupes de préssion, dont la fonction principale est de freiner au maximum cette transition, pourtant indispensable.
Si l'État impose des contraintes aux entreprises et aux lobbys, ils s'adapteront et suivront, mais si le message reste flou comme aujourd'hui, c'est qu'il y a un grâve problème.

Il faut que l'État légifère en contraignant plus, pour qu'on soit plus respectueux de l'environnement et de l'emploi.

Comme le dit Michèle Rivasi (députée européenne EE-LV du Sud-est) : "La démission de Hulot était une tragédie annoncée, au sens où il disait tout haut ce à quoi nous mèneront les dérèglements climatiques. Elle doit être un électrochoc pour Macron. Pour qu'il ait enfin une culture globale des enjeux. S'il entend son message, il doit faire sortir du gouvernement ceux qui luttent contre ces enjeux avec l'appui des lobbies, à l'image des ministres de la Santé et de l'Agriculture. Il faut qu'il se bouge en nommant à l'Environnement quelqu'un qui soit comme un vice-Premier ministre, un chef d'orchestre du gouvernement. Si l'écologie n'est pas partout, on n'y arrivera pas."

L'arrogance plus que satisfaite des politiciens classiques que l'on trouve dans le mouvement macroniste, montre l'écart qui existe entre ces gens et la tragédie qui se profile avec le réchauffement de la planète. Nous sommes loin du "nouveau monde" promis; il s'agir plutôt d'un retour dans le passé, et la montée des égoîsmes et de l'individualisme (amenés par le néo-libéralisme actuel) ne risque pas "d'ouvrir les yeux " aux citoyens.

La survie de la planète est posée, et le " nouveau monde "plus humain et plus conscient reste à venir !


Citations :
“Le vrai pouvoir, c'est la connaissance.” Francis Bacon,
“Il ne faut être redevable qu’à sa conscience.” Geneviève de Gaulle-Anthonioz,
“L'habitude aveugle, sourde et muette, affadit la conscience.” Monique Corriveau,
“La sauvegarde de notre monde humain n’est nulle part ailleurs que dans le coeur humain, la pensée humaine, la responsabilité humaine.” Vaclav Havel.


Sources (sites web) :
La Provence (journal) - Evene (citations).